Là-bas on fait la guerre, Au nom d'une patrie. Là-bas on rougit les rivières, On tire à bout pourtant l'ennemi. Entre le sifflement des bombes Où des villes entières succombent, On s'applique à tuer, Celui qui n'est pas du bon côté. Là-bas, on fait la haine, Au nom d'un dieu ou d'une reine. On tue sans égard, Femmes, hommes, enfants, vieillards. Là-bas on meurt en solitaire; Le pied posé sur une mine, Une balle transperçant l'artère, Ou parmi des débrits d'usines. Là-bas on meurt pour des frontières, Au front, dans les tranchées. La garde journalière , N'est pas simple à assumer. Puis on crée des héros, Survivants ou cadavres sous les drapeaux. Courage et honneur, Médailles pour avoir détruit les fleurs Ici on voit les images de guerre, En sécurité dans notre pays. Ici on en a que faire De la souffrance partout répartie. On s'inspire du sifflement des bombes De leurs batailles ,on fait des contes, Qui a coût de millions agencés, Deviendront des succès ciné. Ici on voit la haine, On connait la souffrance et la peine, Mais l'on s'égare, C'est pas notre problème leurs histoires. Ici aussi on meurt en solitaire D'ennui ou d'indifférence ultime On veut surtout pas voir la misère, Qui s'est installée chez la voisine. Ici on meurt dans des déserts On ne sait plus aimer. Notre vie journalière, Ne cesse de nous assècher. On se créer des héros Sportifs ou olympiens de drapeaux Récompense et honneur À celui qui porte nos couleurs. |
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