Et lui en manque, fait acte de foi. Elle lui dit qu'elle l'aime , Qu'à ses yeux il est le roi. Elle lui dit d'un ton si blème, Et pourtant il la croit. Il lui dit n'importe quoi, Et elle en manque, lui tend les bras. Il lui dit qu'il l'aime , Qu'à ses yeux rien n'est plus beau, Que son corps tel un diadème, Qui le fait monter si haut. Pendant que les deux amants Se racontent en se mentant, Un coeur effilé comme un diamant, Cesse de battre allégrement. L'enfant du viol pousse ses premiers cris, La mère se meurt ,dernier souffle et c'est fini. À quelques rues à peine , Dans un petit logis, Les lumières une à une se ferme, |
![]() |
Nos amants toujours innassouvis, Se donnent un à l'autre en raccourci. Des cris déchirent la nuit, Pleure, tu peux pleurer petit. Ton père vit en interdit Quelque part entre ailleurs et ici, Pleure , tu peux pleurer petit, Ta maman n'est plus en vie. Les heures avancent comme des semaines, Le petit jour se pointe enfin. La vie reprend ses avenues quotidiennes, Personne ne sait pour l'orphelin. Les amants gémissent et viennent, Puis d'un seul souffle ,tout s'éteind. Un rêve quelque part se dessine, Un peu de chaleur humaine en prime. Rêve , tu peux rêver petit, C'est tout ce que tu as depuis que tu as grandi. Rêve, tu peux rêver petit, Ce soir, ce sera toi l'amant innassouvi. |