Les chemins vers toi me sont si doux.
Toutes épreuves me semblent si légères,
Même quand le vent rageusement sur mon cou,
Voudrait bien me souffler ses misères.

Quelque chose de si fort s'est logé en moi,
Que ni la peur, ni le froid,
Ne pourraient anéantir mon coeur,
Mon amour pour toi sera toujours vainqueur.

Les arbres n'auront plus de fleurs,
Les nuits se hâteront à revenir,
Le froid aura pris de l'ampleur,
Que mon coeur voudra quand même dire;

Que vienne cette saison nouvelle,
Qui nappera les terres de givre,
Que vienne, je n'ai pas peur d'elle!
Car de cet amour je m'enivre.

Que vienne cet ennemi nouveau,
Que vienne vers nous cet autre fardeau,
Que vienne, je n'ai d'inquiétudes,
Que dans l'antre de la solitude.

Que vienne, oui, que vienne enfin la nuit,
Où nos corps libres, bien que réunis,
Danseront sous les chants plaintifs,
De nos désirs profonds et combien massifs!

Que vienne l'aube qui m'arrachera à toi,
Que vienne cette cruelle qui me sortira de tes bras.
Que vienne, rien ne brisera ma foi,
De respirer une seconde nuit avec toi.

Que vienne le jour qui nous éloignera,
Que vienne les heures de rudes combats.
Aucun vent trouble, aucune armée,
Ne sauront à tes côtés m'effrayer.

Que viennent tous ces ribauds,
Que viennent sur nous leurs assauts,
Que viennent, je ne crains aucune attaque,
Mon amour pour toi saura toujours combattre.

Tous mes silences, toutes mes prières,
N'ont désormais qu'un seul nom.
Et si certains regards s'en indiffèrent,
Tu n'en portes pas moins le fleuron !


©Copyright Erika Arpin 1998-2011 Tous droits réservés
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