Courir ; le coeur en urgence,
Courir; c'était sa seule défense,
Fuir devant ceux dont la violence,
S'accroît, s'approche et se relance.

Courir, tout donner avant que ne s'achève la course
Courir, sous les lumières de la ville qui éclairent ses pas.
Et la peur qui le soulève et qui le pousse,
Mais les étoiles ne s'en soucie pas.

Courir ... pour sauver sa peau.
Courir , plus vite puisqu'il le faut,
Et le coeur en accélèration , se débatant,
Devant la lune tranquille s'en balançant.

Courir , le corps en alerte,
Courir, se rendre au bout de soi.
Fuir les rues désertes
Fuir, ne plus penser qu'à ça.

Courir... mais courir, ça ne suffisait pas,
Le piège sur lui peu à peu se referme,
Et ces mots, ces insultes provenant de leur voix,
Sont aussi pointues que la lame qui l'assène.

Et devant eux, la douleur en seule offrande
Pour ces lâches qui ne savent que prendre.
Et dont la haine qui coulent dans leurs veines
S'étale aux abords de cette désolante scène.

Peu d'années derrière et aucune devant
La mort enveloppe son corps d'enfant
Ne reste que les lumières de la ville éclairant
Le corps baignant dans son sang.

Le vent ramène l'écho
De ses derniers sanglots.
Et puis le son des sirènes
Et le chaos qui s'enchaîne.

Les lâches sont partis
À leur tour ils ont fui,
Fui la mort dont ils sont imputables,
Le drame dont ils sont responsables.

La nuit s'achève lentement.
Et au soleil levant, la vie s'anime.
À la Une, quelques mots pour la victime
Qui n'avait que treize ans.


©Copyright Erika Arpin 1998-2011 Tous droits réservés
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